Actualité
Tout bénéficiaire d’un héritage doit payer des impôts sur ce dont il hérite. En Région flamande, on parle officiellement « d’impôt sur l’héritage ». En Région de Bruxelles-Capitale et en Région wallonne, ce même impôt est toujours appelé « droits de succession ».
Cet article fait spécifiquement le point sur la réglementation flamande. Les montants peuvent être considérables, surtout en l’absence de planification successorale préalable. Depuis le 1er janvier 2026, différentes importantes réformes sont entrées en vigueur, qui font une grande différence dans certains cas. Nous avons le plaisir de vous présenter les informations les plus importantes.
En savoir plus sur nos services ?
Nous vous aidons avec plaisir.
Abonnez-vous à notre newsletter
L’impôt sur l’héritage est un impôt que l’on paie en Flandre lorsque l’on hérite après un décès. Il est prélevé par le gouvernement flamand et est dû par chaque héritier individuellement, sur la base de ce qu’il reçoit effectivement.
Important : l’impôt sur l’héritage, pour les héritages en ligne directe et entre frères et sœurs, est calculé sur la succession nette. Il s’agit de la valeur de l’ensemble des biens mobiliers et immobiliers, après déduction des dettes et des frais, tels que les emprunts en cours et les frais funéraires. Ce n’est qu’après ce calcul que l’on détermine la part qui revient à chaque héritier et les taux applicables.
Pour les acquisitions par d’autres personnes, le taux s’applique au total des acquisitions nettes des héritiers : chaque héritier acquitte une part des droits de succession calculés globalement, proportionnelle à la part nette qu’il reçoit.
Depuis le 1er janvier 2015, le gouvernement flamand a choisi le terme « impôt sur l’héritage (erfbelasting) ». Les termes « impôt sur l’héritage » et « droits de succession » sont cependant interchangeables.
En Flandre, l’impôt sur l’héritage est le terme générique qui désigne les droits de succession dus sur la succession des résidents de Flandre et le droit de mutation en cas de décès (dû sur la succession des non-résidents de Belgique sur les biens immobiliers situés en Flandre).
En principe, les taux de l’impôt sur l’héritage sont progressifs : plus vous héritez, plus le taux est élevé. Les taux varient, en outre, en fonction du degré de parenté.
Cela s’applique aux :
· (petits-)enfants* et (grands-)parents ;
· époux/épouse ;
· cohabitants légaux et de fait (à partir du moment où ils ont cohabité sans interruption pendant au moins un an avec le défunt et ont mené un ménage commun avec celui-ci)
|
Tranche |
Taux** |
|
jusqu’à 50 000 € |
3% |
|
50 000 € – 250 000 € |
9% |
|
au-delà de 250 000 € |
27% |
* L’article traite uniquement de la parenté en ligne directe. Le code fiscal prévoit également une assimilation en ligne directe pour :
· les enfants adoptés légalement ;
· l’adoption simple, sous certaines conditions ;
· les beaux-parents ;
· les beaux-enfants ;
· les parents d’accueil et les enfants placés sous certaines conditions.
** Les héritiers en ligne directe sont imposés distinctement sur la partie mobilière et la partie immobilière.
Les frères et sœurs sont soumis aux taux les plus élevés, ce qui rend la planification successorale d’autant plus importante. C’est d’autant plus vrai pour les frères et sœurs, car ils peuvent hériter par simple application de la loi et se voir alors imposer un impôt sur l’héritage de 55 % à partir de 75 000,00 €. Les autres personnes, en revanche, ne peuvent jamais hériter automatiquement, de telle sorte qu’il faut toujours réfléchir à une planification successorale adéquate.
|
Tranche |
Taux* |
|
jusqu’à 35 000 € |
25% |
|
35 000 € – 75 000 € |
30% |
|
|
55% |
* Pour les acquisitions par des frères et sœurs, aucune distinction n’est faite entre les biens mobiliers et immobiliers. Le taux s’applique à l’acquisition nette de chaque frère ou sœur distinctement.
Les taux les plus élevés s’appliquent aux personnes non apparentées. Il convient, en outre, de noter qu’elles n’héritent pratiquement jamais automatiquement (c’est-à-dire en vertu du droit successoral légal). Une planification successorale bien réfléchie s’impose toujours dans ce cas.
|
Tranche |
Taux |
|
jusqu’à 35 000 € |
25% |
|
35 000 € – 75 000 € |
45% |
|
au-delà de 75 000 € |
55% |
Oui. La Flandre prévoit différentes exonérations et réductions qui peuvent réduire considérablement le montant imposable. Important : seuls l’abattement pour le conjoint et les crédits d’impôt sont accordés automatiquement, les autres exonérations et réductions doivent être demandées et ne peuvent être utilisées de manière optimale qu’en cas de bonne planification avant le décès.
Le logement familial peut être transmis en franchise d’impôt par :
· l’époux/l’épouse ;
· le conjoint cohabitant légal ;
· le conjoint cohabitant de fait, moyennant une cohabitation pendant au moins 3 ans et l’absence de lien de parenté en ligne directe entre les cohabitants (par exemple, parent et enfant).
Attention : l’époux/l’épouse, le conjoint cohabitant légal ou de fait n’hérite pas automatiquement du logement. Une planification successorale est donc nécessaire.
Aucun impôt sur l’héritage n’est dû à cet égard, quelle que soit la valeur du logement.
L’abattement pour le conjoint a été augmenté depuis le 1er janvier 2026 :
· Exonération sur les biens mobiliers :
o auparavant : 50 000 €
o aujourd’hui : 75 000 €
Concrètement, le conjoint survivant ne paie pas d’impôt sur l’héritage sur les premiers 75 000 € de biens mobiliers (tels que l’épargne et les investissements).
L’héritage pour amis (vriendenerfenis) a été supprimé, mais il est remplacé par une nouvelle réglementation plus large : la réduction pour célibataires.
En quoi consiste la réduction pour célibataires ?
· Pour les célibataires sans enfants
· Jusqu’à 100 000 € peuvent être légués à un ou plusieurs bénéficiaires
· Taux avantageux :
o les premiers 50 000 € à 3 %
o les 50 000 € suivants à 9 %
Les bénéficiaires ne doivent pas nécessairement être des membres de la famille. Vous choisissez vous-même qui vous désignez dans votre testament.
Cette mesure est particulièrement intéressante pour ceux qui souhaitent léguer à des amis, des beaux-enfants ou d’autres proches. Vous avez des enfants issus d’une famille recomposée ? Dans ce cas, vous n’êtes pas considéré comme une personne célibataire sans enfant et cette réduction ne peut donc pas être appliquée.
Attention : la réduction pour célibataires ne s’applique que si le défunt a désigné sans équivoque un ou plusieurs bénéficiaires dans son testament.
Après un décès, une déclaration de succession doit être introduite auprès du Service flamand des impôts, par voie électronique via ERFonline. Attention ! Bien que cet outil numérique soit mis à disposition gratuitement, il est recommandé de vous faire aider pour remplir une déclaration de succession. La complexité du droit successoral et de l’impôt sur l’héritage ne doit, en effet, pas être sous-estimée.
Délais
4 mois en cas de décès en Belgique
5 ou 6 mois en cas de décès à l’étranger
Après traitement, vous recevrez un avis d’imposition. Le délai de paiement des droits de succession est de 2 mois. Dans la plupart des cas, le paiement doit donc être effectué dans les 6 mois consécutifs au décès : ce délai de paiement serré justifie largement la planification successorale proactive et minutieuse dans de nombreux cas.
En Flandre, le transfert d’une entreprise familiale ou d’une société familiale est soumis à des taux réduits de 3 % ou 7 % (selon le degré de parenté), moyennant le respect de conditions strictes. Ce régime vise à protéger la continuité des entreprises et sociétés familiales.
Nous tenons à souligner que les entreprises et sociétés familiales peuvent être transférées du vivant de leurs propriétaires sous un régime fiscal encore plus avantageux. Afin d’encourager les chefs d’entreprise à réfléchir à leur succession, une exonération des droits de donation pour la donation de ces entreprises et sociétés est, en effet, d’application. Les conditions pour bénéficier de ce régime favorable (en matière d’impôt sur l’héritage et de donation) ont été profondément modifiées depuis le 1er janvier 2026. Nous nous ferons un plaisir d’examiner avec vous si votre entreprise ou société est éligible au régime familial favorable.
Sans planification, l’impôt sur l’héritage peut peser lourdement. Une planification successorale réfléchie vous aide à :
· limiter ou répartir l’impôt sur l’héritage ;
· tirer le meilleur parti des exonérations ;
· éviter les mauvaises surprises pour vos proches.
Pensez par exemple à :
· un testament ;
· une donation ;
· une structure patrimoniale adaptée.
L’impôt sur l’héritage est l’impôt que vous payez en Flandre sur ce dont vous héritez après un décès. Ils sont calculés par héritier, sur la base de la valeur de ce qu’il reçoit. Important : ce n’est pas le cas pour les acquisitions par des étrangers.
En Flandre, on parle officiellement d’impôt sur l’héritage (erfbelasting). À Bruxelles et en Wallonie, ce même impôt est toujours appelé droits de succession. En Flandre, l’ancienne appellation « droits de succession » est encore souvent utilisée dans la pratique.
Toute personne qui hérite suite à une succession ouverte en Flandre est soumise à cet impôt, à l’exception de la part éventuellement exonérée, comme le logement familial pour le conjoint survivant, pour autant que tout ait été correctement prévu dans le cadre d’une planification successorale.
Il est calculé sur la succession nette : la valeur de tous les biens moins les dettes et les frais. Les montants par héritier sont ensuite déterminés et imposés selon les taux et les tranches en vigueur.
Les taux varient de 3 % à 55 %, en fonction du lien de parenté avec le défunt et de l’importance du patrimoine acquis. Plus le lien familial est éloigné, plus le taux est élevé.
Oui. La Flandre prévoit différentes exonérations et réductions, telles que :
l’exonération du logement familial pour le conjoint survivant ;
l’abattement majoré pour le conjoint sur les biens mobiliers ;
la réduction pour les célibataires sans enfants.
Important : seul l’abattement pour le conjoint est appliqué automatiquement. Vous souhaitez optimiser davantage votre situation ? Ine planification successorale s’impose alors.
L’abattement pour le conjoint est une exonération des droits de succession pour le conjoint survivant. Depuis le 1er janvier 2026, l’exonération sur les biens mobiliers a été portée à 75 000 €.
La réduction pour célibataires est une nouvelle mesure qui s’applique depuis 2026 aux célibataires sans enfants. Ceux-ci peuvent léguer jusqu’à 100 000 € à un ou plusieurs bénéficiaires à des taux réduits (3 % et 9 %), même s’il ne s’agit pas de membres de leur famille.
Après le décès, une déclaration de succession doit être déposée auprès du Service flamand des impôts. Après réception de l’avis d’imposition, l’impôt sur l’héritage doit être payé dans les deux mois.
Oui. Une planification successorale réfléchie, comme un testament ou des donations, permet de limiter l’impôt, de tirer le meilleur parti des exonérations et d’éviter les surprises financières pour les proches.