Fiscalité
Le projet de loi du 17 décembre 2025 marque un tournant majeur pour le secteur IT. Les programmes informatiques sont à nouveau intégrés dans le régime fiscal des droits d’auteur. Cela signifie que les développeurs de logiciels pourront à nouveau bénéficier de ce régime avantageux à partir du 1er janvier 2026. Qu’est-ce qui change exactement ? Et qu’est-ce qui ne change pas ?
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Depuis le 1er janvier 2023, les programmes informatiques sont exclus du régime des droits d’auteur. Les professionnels de l’informatique ne pouvaient donc plus bénéficier de cette optimisation fiscale. Pour ceux qui bénéficiaient encore du régime transitoire, l’avantage a pris fin définitivement le 1er janvier 2024.
Par ailleurs, l’accord budgétaire du 24 novembre 2025 annonçait que l’abattement forfaitaire allait également être supprimé. L’abattement forfaitaire ne serait maintenu que si l’auteur dispose de ce que l’on appelle une « attestation du travail des arts ».
Les fondements du régime des droits d’auteur restent inchangés. Également applicable à partir de 2026 :
1. Il doit s’agir d’une œuvre originale et créative
Seules les prestations présentant une réelle dimension créative sont prises en considération. L’œuvre doit être protégée par le droit d’auteur. Pensez aux logiciels, modules et interfaces originaux ou autres prestations créatives.
La Cour constitutionnelle a également confirmé qu’il doit effectivement s’agir de prestations créatives. Un projet purement technique ou opérationnel ne suffit pas.
2. Au maximum 30 % de la rémunération totale
La part attribuée en tant que droits d’auteur doit être justifiée sur le plan économique et correctement documentée. Si la cession des droits d’auteur s'accompagne d’autres prestations, la rémunération versée pour la cession des droits d’auteur ne peut pas dépasser 30 % de la rémunération totale.
3. La règle des quatre ans reste en vigueur
La moyenne des revenus bruts issus des droits d’auteur sur quatre ans ne doit pas dépasser 37 500 euros (environ 77 220 euros indexés pour l’année d’imposition 2027).
4. Le traitement fiscal reste attractif
La partie qualifiée de droits d’auteur est considérée comme un revenu mobilier. Ce qui signifie :
· Pas de cotisations de sécurité sociale
· Imposition à 15 % de précompte mobilier
· Au lieu d’un impôt des personnes physiques progressif
Cette différence peut être considérable.
1. Les programmes informatiques sont à nouveau inclus dans le champ d’application
L’exclusion antérieure des logiciels à l’article 17, § 1, 5°, CIR 92 a suscité de nombreuses critiques. En effet, selon le Code de droit économique, les programmes informatiques sont considérés comme des œuvres littéraires.
Le législateur corrige désormais cela.
À partir du 1er janvier 2026, les programmes informatiques seront à nouveau explicitement inclus dans le régime des droits d’auteur. Ceci s’applique aux revenus versés ou attribués à partir de cette date.
Concrètement, cela signifie notamment que les prestations suivantes entrent à nouveau en ligne de compte :
Code logiciel
Scripts
Applications et modules
Documentation technique
La condition reste toutefois que les droits d’auteur soient effectivement cédés ou concédés sous licence à un tiers, en vue de leur reproduction, de leur exécution ou de leur communication au public. Dans la pratique, cet élément nécessitera sans aucun doute des précisions supplémentaires.
2. Qu’en est-il de l’abattement forfaitaire ?
Pour l’année d’imposition 2026 (revenus 2025), l’abattement forfaitaire est provisoirement maintenu :
Jusqu’à 20 100 euros : Forfait de 50 % (imposition effective de 7,5 %)
Entre 20 100 et 40 190 euros : Forfait de 25 % (imposition effective de 11,25 %)
Comme indiqué, l’abattement forfaitaire pour les auteurs ne disposant pas d’une attestation du travail des arts disparaîtra à partir de 2026. L’exposé des motifs précise explicitement que les autres dispositions du régime, comme modifiées par la loi-programme du 26 décembre 2022, restent inchangées.
Il convient toutefois de rester vigilant : d’autres initiatives législatives ne sont pas à exclure.
La réintroduction du régime pour les développeurs de logiciels offre à nouveau des possibilités d’optimisation fiscale, sans entraîner de coûts salariaux supplémentaires pour l’employeur.
Mais une mise en œuvre correcte est essentielle. Les points importants sont notamment :
Une analyse approfondie de la nature créative des prestations
Une répartition réaliste et justifiée entre salaire et droits d’auteur
Un transfert ou une licence de droits juridiquement valable
Une documentation interne complète
Dans la pratique, on demande souvent une décision préalable (ruling) afin d’obtenir une sécurité juridique.
Nos bureaux comptables et nos experts Advisory accompagnent les entreprises pour :
L’analyse de l’applicabilité du régime
La préparation et le dépôt d’un ruling (y compris le prefiling et la consultation du Service des Décisions Anticipées)
La rédaction de clauses contractuelles et annexes
La mise en œuvre pratique en collaboration avec le secrétariat social
Souhaitez-vous savoir si ce régime peut être appliqué à nouveau au sein de votre entreprise ? Nos experts se feront un plaisir d’examiner avec vous comment mettre en œuvre cela de manière optimale et fiscalement adéquate. N’hésitez donc pas à nous contacter.
À partir du 1er janvier 2026, les programmes informatiques seront à nouveau repris dans le régime fiscal des droits d’auteur. Les développeurs de logiciels peuvent ainsi à nouveau faire imposer une partie de leur rémunération en tant que revenus mobiliers, au taux de 15 % de précompte mobilier, au lieu de l’impôt progressif sur le revenu des personnes physiques.
Cette modification figure dans le projet de loi du 17 décembre 2025 et s’applique aux revenus versés ou attribués à partir du 1er janvier 2026.
Depuis le 1er janvier 2023, les programmes informatiques sont explicitement exclus du champ d’application du régime des droits d’auteur. De ce fait, les informaticiens et les développeurs de logiciels ne pouvaient plus bénéficier de ce régime fiscal.
Pour les personnes qui bénéficiaient encore du régime transitoire, l’avantage a pris fin définitivement le 1er janvier 2024.
Les fondements du régime restent inchangés. Également applicable à partir de 2026 :
Il doit s’agir d’une œuvre originale et protégée par le droit d’auteur.
La prestation créative doit être vérifiable et réelle.
Le montant alloué doit être justifié sur le plan économique et correctement documenté.
La Cour constitutionnelle a en outre confirmé que seules les prestations réellement créatives sont prises en considération.
Seules les œuvres originales et personnelles seront prises en considération. Pour le secteur IT, cela peut notamment concerner :
Un code logiciel
Des scripts
Des applications ou modules
Des interfaces
De la documentation technique
Une simple exécution technique ou un travail de routine sans valeur ajoutée créative ne suffit pas.
La part attribuée en tant que droits d’auteur ne peut pas dépasser 30 % de la rémunération totale.
Cette répartition doit être réaliste, justifiée sur le plan économique et bien documentée. Une répartition automatique ou standard sans analyse comporte des risques en cas de contrôle.
La règle des quatre ans stipule que la moyenne des revenus bruts provenant des droits d’auteur sur une période de quatre ans ne peut pas dépasser 37 500 euros (environ 75 360 euros indexés pour l’année d’imposition 2026).
Si ce plafond est dépassé, la partie excédentaire est soumise à l’impôt normal sur le revenu des personnes physiques.
La partie de la rémunération considérée comme des droits d’auteur :
Est exonérée de cotisations sociales
Est imposée à 15 % de précompte mobilier
N’est pas soumise à l’impôt progressif sur le revenu des personnes physiques
Cette différence peut être considérable, tant pour les employés que pour les chefs d’entreprise.
Non. Toutes les conditions légales doivent être remplies.
De plus, les droits d’auteur doivent être effectivement cédés ou concédés sous licence à un tiers, en vue de leur reproduction, de leur exécution ou de leur communication au public. Cela doit être clairement stipulé contractuellement.
Chaque situation nécessite donc une analyse individuelle.
L’accord budgétaire de novembre 2025 annonçait la suppression de l’abattement forfaitaire à partir du 1er janvier 2026.
Cette suppression ne figure toutefois pas dans le projet de loi actuel. Pour l’année d’imposition 2026 (revenus 2025), l’abattement forfaitaire reste provisoirement en vigueur :
Jusqu’à 20 100 euros : Forfait de 50 % (imposition effective de 7,5 %)
Entre 20 100 et 40 190 euros : Forfait de 25 % (imposition effective de 11,25 %)
Il s’agit d’un point à suivre de près.
Un ruling n’est pas légalement obligatoire, mais il est vivement recommandé pour garantir la sécurité juridique.
Un ruling permet de confirmer à l’avance que la mise en œuvre concrète au sein de votre entreprise est correcte. Cela offre une protection en cas de contrôles fiscaux ultérieurs.
Nos bureaux comptables et nos experts Advisory accompagnent les entreprises pour :
L’analyse de faisabilité
La préparation et le dépôt d’un ruling (prefiling inclus)
La rédaction de documents contractuels
La mise en œuvre pratique en collaboration avec le secrétariat social
Souhaitez-vous savoir si ce régime peut être appliqué à nouveau au sein de votre entreprise ? N’hésitez pas à contacter un de nos experts. Nous serions ravis d’examiner avec vous comment mettre cela en œuvre de manière optimale et fiscalement adéquate.